Ma vie ne sait pas nager

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Geneviève, 15 ans, ne voulait pas vraiment mourir en se laissant couler au fond de la piscine de l’école, mais simplement être libérée de «ses sables mouvants». Sa famille est déchirée: la grand-mère est submergée par sa colère, les parents, inconsolables, sont rongés de culpabilité et Lou-Anne ne sera plus jamais une jumelle: «Il y a maintenant un avant et un après». Absorbés par leur insoutenable peine, ils oublient, comme la regrettée, que «l’on n’est jamais seul à vivre ce que l’on vit». L’espoir renaîtra au sein du clan par les mots, les mots d’Élaine Turgeon, intenses et vrais, qui décrivent les réalités fragiles du deuil, de la dépression et du suicide. Cette vie suspendue et sujette aux marées, est partout, de l’illustration flottante de Stéphane Poulin au titre aquatique, tiré de la chanson «Dans un océan» d’Ariane Moffat.

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