Ciel tombe à côté (Le)

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L’histoire se passe dans un bled isolé. Il y a deux, trois maisons, une rivière, une forêt, des arbres très hauts qui donnent envie de toucher le ciel. Dans ces maisons, des vies palpitent malgré les manques, les différences, les idées closes dans les crânes trop durs. Il y a Mona, la narratrice, qui vit son adolescence cloisonnée dans le manque d’amour, Angélique, sa petite sœur, qui veut être oiseau mais à qui il manque bien des plumes. Il y a aussi Jon, un nouveau voisin à la peau sombre qu’elles ne peuvent approcher, puis Suson, la voisine si belle et si riche qui cache un terrible secret. L’histoire pourrait avoir lieu n’importe où. Ce qui compte, c’est la façon dont elle est racontée : des émotions vives et crues exprimées presque en poésie. Marie-Francine Hébert traduit les brisures, les éclats, les désirs et les envies en phrases percutantes et émouvantes, en images fortes, et si essentielles. On peut dire que c’est une histoire sombre, qui parle de misère. Mais c’est surtout un formidable roman qui parle aussi d’espoir et qu’il faut lire pour la beauté.

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