Un effondrement

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Ghislaine Dunant a vécu une grave dépression, mais plutôt que de se concentrer sur sa descente aux enfers, elle nous convie plutôt à sa remontée. Au commencement de ce récit, elle nous décrit d’une manière remarquable l’état de vide dans lequel elle se trouve. Elle n’est rien, ne mange pas, ne parle pas, ne bouge pas. Elle s’isole dans sa chambre. Et, petit à petit, elle s’ouvre de nouveau aux autres. Tout se passe calmement, elle commence par apprivoiser le couloir et les âmes en peine qui l’habitent; tranquillement, elle recommence à communiquer et doucement elle redécouvre le monde extérieur. La guérison est lente, elle prend son temps. Elle nous raconte avec beaucoup de pudeur un moment-clé de son existence. Elle le fait avec tant de sincérité qu’elle nous touche simplement et profondément.

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