Tu rêves encore

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J’aime bien le style de Le Touze, jeune écrivain dans la trentaine qui dépeint, sur le ton de la confidence, les désarrois de l’âme causés par le manque, l’absence et la fuite dans la relation filiale. Son second roman, Comme ton père, prix Renaudot en 1994, abordait avec talent cette question. Ici, un homme en sauve un autre ; tous deux blessés par un destin semblable, où la mort et la rupture jouent un rôle déterminant, ils seront réunis par l’amitié. Le passé est lourd, oublier est impossible et même lorsqu’on croit que le bonheur nous retrouve enfin, le malheur guette et bondit comme un fauve au moment où on s’y attend le moins.

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