Tant que nous vivons

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À l’aube de la cinquantaine, la romancière à succès Regina Dalmau n’en peut plus de rabâcher les mêmes histoires d’amours malheureuses depuis vingt ans. Elle est devenue l’incarnation de ses héroïnes, victimes des diktats du féminisme. Pendant une conférence, une jeune femme mal fagotée, Judit, lui déclare son idolâtrie. L’écrivaine en fait sa secrétaire à demeure et s’en inspire pour renouveler son corpus. Mais tel est pris qui croyait prendre ; les deux femmes ne sortiront pas indemnes de ce huis clos où l’admiration se frotte à la trahison. Ce jeu de la vérité et du mensonge, en faisant surgir un pan du passé de Regina et en plongeant Judit dans un monde d’opulence, constitue néanmoins une tendre leçon de vie. Tant que nous vivons traite du complexe rapport à la création en littérature et des liens tissés entre trois femmes non liées par le sang, Regina, son mentor Teresa, et Judit. En somme, ce très beau roman représente un éloge de l’entraide féminine et de la nécessaire réconciliation avec le passé (prix Planeta 2000).

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