Superhéroïnes

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Dans une ambiance plutôt glauque et très « bloc de l’Est », trois femmes se réunissent dans un café de Vienne pour discuter des prochains escients, bons ou mauvais, auxquels consacrer leurs pouvoirs, soit la foudre et l’extermination. Magie vengeresse, amitiés calculées, survivance malaisée… le cadre dans lequel évoluent Direktorka, Mascha et la narratrice est aussi morose que toxique. Mystérieusement intrigant, bizarrement excitant et joyeusement nihiliste, ce roman très particulier laisse un goût acidulé au fond de la tête. Une pépite de strass plongée dans l’acide chlorhydrique, dans une traduction formidable de Catherine Lemieux, à qui nous devons déjà Une affection rare. Étonnant.

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