Proleterka

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De ce livre, d’italien il n’y a que la nationalité de son auteure. À bord de ce bateau yougoslave nommé Proleterka, on se croirait dans un univers digne d’un auteur slave. Le ton direct, dur et dépouillé est loin d’avoir la musicalité des grandes oeuvres italiennes. Le récit n’en est pas moins intéressant pour autant. La narratrice fait une longue traversée (très symbolique) avec son père qu’elle connaît très peu. Ce pourrait être l’occasion de mieux le connaître et d’en apprendre davantage sur ses origines. Pourtant, le constat à l’arrivée est tout autre. Fleur Jaeggy semble se servir de ce personnage en quête d’identité pour exprimer une certaine désillusion face à l’existence. « Le monde est une maladie éternelle », fait-elle dire à son personnage en plein cœur de ce roman étrange et fascinant.

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