Palimpseste. Mémoires

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« Nous disparaissons tous, à des vitesses différentes, dans les ténèbres » : cette phrase montre bien la teneur des mémoires de Gore Vidal. Palimpseste retrace les trente-neuf premières années de sa vie de manière imparfaite, parfois floue et faussement vraie, comme l’est la mémoire (d’où le titre). En même temps, c’est d’une honnêteté remarquable et on y découvre un homme intègre plutôt que détestable. À travers les 600 pages d’une richesse inouïe, on croise Anaïs Nin, Truman Capote, Jack Kerouac, John F. et Jackie Kennedy, Tennessee Williams et une foule de gens qui ont marqué l’histoire américaine du siècle dernier. C’est fait avec beaucoup d’adresse et d’esprit. On ne s’ennuie jamais, même si on connaît mal l’Amérique des années 40, 50 et 60, même si on n’a jamais lu Vidal (mais ça ne saurait tarder par la suite!).

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