Origine du monde (L’)

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Il y a un peu de Gabriel Garcia Marquez dans ce roman, bref comme c’est toujours le cas aux Allusifs. D’abord, on a l’impression que l’auteur écrit avec le sourire, qu’il sait nous rendre le tragique comme s’il était léger. On pense donc, aussi, à la belle Chronique d’une mort annoncée du nobelisé colombien. Dès le premier paragraphe du roman, on sait qu’il y aura un cadavre. De qui s’agit-il ? Du docteur Patricio, de sa femme Silvia ou de Felipe — leur ami et amant (?) de cette dernière —? On assiste à la dérive de Felipe : comme lors d’un « effet domino », cela entraînera celle du médecin autour de l’enjeu qu’est la femme de ce trio de Chiliens installés à Paris. Edwards, lui-même Chilien, on s’en doutera, et récipiendaire en 1999 du prix Cervantès, plus grande récompense littéraire en Espagne, nous donne un très beau roman sur l’amour, l’amitié et la fidélité.

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