Or du roi (L’)

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Il serait facile de comparer ce roman à une œuvre de Dumas. Mais le style de Pérez-Reverte est unique. Il a le verbe coloré. Il a les paysages maritimes, « espagnols », « quinzième siècle ». Il a les ambiances glauques, les bas-fonds, le mystère et la trahison. Il a les sonorités du fer croisant le fer, du pichet de vin que l’on dépose sur la table. Le capitaine Alatriste ne déçoit pas : égal à lui-même, stoïque, grave, économe dans ses gestes comme dans ses mots. Encore une fois (je dis encore une fois car L’Or du roi est le quatrième ouvrage des aventures du capitaine Alatriste), Inigo Balboa raconte ce temps béni de l’Espagne des Idalgos où il était lui-même jeune, où son maître, Alatriste, avait un talent certain pour l’entraîner dans mille aventures où l’on répond au danger par le courage, à l’insulte par l’épée, à la vie par bravade et à la mort par la résignation. Bref, un beau petit moment de détente à travers un imaginaire classique, certes, mais raconté à la façon unique de Pérez-Reverte.

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