Moi, Staline

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Staline n’a pas à s’inquiéter en cette fin des années trente. Lui, le révolutionnaire et cambrioleur de province, trône tout là-haut, au Kremlin à Moscou, alors que son ennemi, cet intellectuel de Trotski, est en exil, à Mexico, en train d’élever des lapins. Pourtant, le tyran a peur : il sait que ce Juif à barbiche, au loin, dans sa villa mexicaine, rédige une biographie de lui, le Georgien moustachu. Il craint qu’il en vienne à découvrir ça, le plus effroyable de ses crimes. Alors, un assassinat pourrait éviter bien des désagréments. Moi, Staline est l’autobiographie fictive d’un calculateur à l’esprit aiguisé, le roman vrai du pouvoir : comment y parvenir, comment le garder ? Cet ouvrage constitue en fait le portrait d’un despote effrayant, même dans son humour, d’un être arrogant et obsédé, d’un homme traqué plus que chasseur, dont la seule ambition est de s’enfermer au plus profond de la prison du pouvoir, sans amis, sans ennemis, où il n’y retrouvera plus rien d’autre que lui. Terrifiant !

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