Le Palais des très blanches mouffettes

4

Après Célestino avant l’aube, Encore une fois la mer et La Plantation, les éditions Mille et une nuits ont eu la brillante idée de rééditer Le Palais des très blanches mouffettes de l’auteur cubain Reinaldo Arenas, un être intense presque maudit par le sort. Arenas, l’un des derniers vrais artistes du XXe siècle, nous entraîne une fois de plus dans d’étranges corridors littéraires. Il est infiniment ardu de décrire l’un de ses romans, mais voilà : de longs monologues intérieurs, une prose ponctuée de fragments de rêves, de délires fiévreux et truffée de moments poétiques superbes. Le Palais des très blanches mouffettes demeure un lieu semblable au Paradis, un havre où le narrateur semble vouloir se perdre, se terrer : loin de la misère de la vie courante et de la dictature qui étrangle le pays. La folie, la beauté, la condition humaine et l’amour, racontés par un poète à la voix unique, inimitable, étrange, sublime.

Publicité