Langue natale

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Fils d’un épicier coréen attaché aux traditions, Henry Park est une taupe au service d’une firme de renseignements. Il est l’époux de Lelia, une orthophoniste d’ascendance écossaise, et le père de Mitt. Nul n’est au courant de sa double vie jusqu’à ce que son fils meure le jour de ses sept ans. Le couple éclate. Henry veut reconquérir sa femme, mais il doit d’abord infiltrer l’entourage de John Kwang, un conseiller municipal new-yorkais, avant de tirer sa révérence. Chez Chang-rae Lee, le langage détermine plus profondément un être que la couleur de la peau. Par la quête d’une « nouvelle langue de notre vie », il évoque l’intégration sociale des étrangers, le fossé entre les cultures américaine et orientale, la conception du couple et de la famille. Cette oeuvre sensible se révèle une peinture exotique du New York interlope, doublée d’une histoire d’amour tragique et résolument moderne. On doit également à Lee Les Sombres Feux du passé, qui l’a imposé comme un auteur de talent.

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