La pasteure

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Les livres des éditions Les Allusifs nous font souvent découvrir des auteurs et des univers singuliers, et celui-ci n’échappe pas à la règle. Avec la précision de l’orfèvre, l’auteure nous donnent accès aux anciens souvenirs de son personnage qui eux, confèrent toute une ampleur aux réflexions du présent. Tout se chevauche, et à travers toutes les couches narratives, nous observons Liv, une femme qui se retrouve pasteure aux confins de la Norvège, tout au nord. L’étendue des plaines et de la mer, face à laquelle elle se trouve, symbolise bien la quête qui est la sienne, vaste, longue, parfois aride, mais claire et vivante. Comme la direction du vent, Liv peut basculer d’une rive à l’autre, ne sachant pas toujours ce qui la relie au monde ou à la folie. C’est cette même ligne du risque qui rend ce livre étonnant et précieux. Entre les doléances de ses paroissiens et ses propres démons, Liv nous montre une partie de l’humanité.

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