Jeune Fille suppliciée sur une étagère (La)

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On se croit en plein cauchemar : une jeune fille dont le corps a été vendu à la science demeure consciente et narre son destin, de l’autopsie au cours d’anatomie en passant par les bains prolongés dans le formol. Voilà le singulier récit qu’offre la première partie de La Jeune Fille suppliciée sur une étagère, qui est suivi d’un autre texte, plus léger mais également traversé par les thèmes de la mort et de la solitude. Avec une froide assurance et un génie indéniable, l’auteur de Naufrages réussit un tour de force, qui consiste à traiter d’un sujet grave sans jamais sombrer dans le macabre ou le discours mystique. D’une beauté fulgurante, l’histoire de cette jeune fille condamnée à l’oubli vous hantera longtemps, au propre comme au figuré. À ranger aux côtés des œuvres de Yoko Ogawa et d’Haruki Murakami, qui eux aussi parviennent à disserter sur la magnificence de l’étrange.

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