Dernier amour

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« Imaginez. Il ne vous reste que deux jours à vivre ». Le ton est donné sur la quatrième de couverture. Déjà, l’auteur nous plonge dans une ambiance particulière qu’il maintient jusqu’à la fin du roman. Jamais il n’expliquera la situation de Paul. Pourquoi est-il sur le point de mourir ? De quoi est-il malade ? Ces questions sont secondaires. Tout est dans le processus qui le mènera à sa seconde ultime. Pour apprécier toute la teneur de ce roman, il faut savoir lire entre les lignes et se laisser bercer par la musicalité du texte. Les phrases de Gailly sont courtes. Incomplètes. Syncopées. Elles représentent en elles-mêmes l’état intérieur du personnage. Dernier amour est une œuvre tout en finesse rythmée au son d’une musique de chambre à la fois grave et légère.

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