Délicieuses pourritures

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En 1975, dans une université de la Nouvelle-Angleterre réservée aux filles, quelques étudiantes, dont Gillian, 20 ans, sont amoureuses d’Andrew, leur professeur de littérature qui les incite à lire en classe leur journal intime. Pendant qu’une série d’incidents (incendies, tentatives de suicide) se produisent sur le campus, une rivalité s’installe entre elles : à coups de révélations scabreuses, qui obtiendra les faveurs d’Andrew et de son épouse, Dorcas, sculptrice d’immenses totems féminins ? Le titre, emprunté à un vers du poète et romancier D. H. Lawrence, ne pouvait mieux coiffer cette histoire de mœurs énigmatique, exploratoire et poétique, qui, au demeurant, laisse dans l’esprit du lecteur un relent d’une troublante perversité. Oates interpelle l’histoire du péché originel par le truchement des libertés sexuelles et artistiques. Et comme dans la Bible, entre l’innocence (Gillian) et la malfaisance (Dorcas), on ne sait trop à qui attribuer la faute.

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