C’est une farce

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La microfiction est un art du peu qui se doit d’être aussi bien ramassé que significatif, aussi bref que durable, aussi concis que complet. Stephen Thomas y excelle, qu’il s’agisse de dire la banalité régulière de nos jours transis, l’épique de nos joies, le rigolo de nos gaffes, le sombre de nos peines ou l’angoisse de nos nuits. Pénétrantes ou touchantes, poétiques ou mystérieuses, drôles ou absurdes mais toujours brillantes et originales, ces petites pépites ratissent large et c’est avec délectation qu’on se laissera prendre dans les mailles de leurs filets papillonnants. Une flopée de projectiles littéraires qui font mouche, dans une traduction d’Alexandre Soublière qui vise tout aussi juste.

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