Pour l’amour de ma mère

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Posant un regard reconnaissant sur sa relation maternelle, Boucar revient sur ce legs symbolique qu’il tient maintenant à honorer. Pour cela, il expose tant ses souvenirs personnels que ses connaissances de biologiste. Ainsi passe-t-on de l’histoire de sa « mauvaise jambe », qui devint force plutôt que handicap grâce au soutien de sa mère, au don de soi présent à travers la transmission du microbiote maternel à la naissance. On en apprend également sur la culture sérère dont est issu Boucar et sur la proximité d’esprit qu’il a développée avec les femmes de sa tribu. À plus large échelle, l’auteur se fait aussi le défenseur de la condition féminine en concluant son livre par un touchant hommage à ces soldates de l’ombre que sont les femmes.

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