Mon précieux : Bonne nouvelle en terre du milieu

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Cet essai de Philippe Verdin nous fait participer à l’évolution du Seigneur des anneaux. Ce qui n’était dans sa genèse qu’un conte pour enfants se transformera en une saga épique qui entraînera des millions de lecteurs dans cette Terre du Milieu qui, selon Tolkien, est « notre monde ». Enrichi de lettres de l’auteur, cet ouvrage de Verdin nous fait découvrir cette œuvre d’inspiration « fondamentalement religieuse et catholique, inconsciemment d’abord, puis consciemment lorsque j’en ai fait la révision » (Tolkien). L’amitié de Tolkien et C. S. Lewis y est soulignée ainsi que leurs divergences dans l’approche du mythe. Pour Tolkien, il n’y a pas d’invention de son œuvre, mais tout est donné en images afin d’être transmis. « Traduire ce qui a été contemplé. » Verdin résume bien en écrivant : « La Terre du Milieu est le continent où l’on s’aventure pour explorer notre âme, nos trahisons et notre gloire, en compagnie de héros qui nous ressemblent ou à qui nous aimerions ressembler. » Livre stimulant qui appelle une relecture de l’œuvre éclairée.

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