La Terreur à l’occidentale (t. 2)

3

En sortant du placard de l’Histoire les squelettes occidentaux de l’incarnation de la terreur, Jean Forest fait œuvre de « missionnaire ». S’il en adoptait malheureusement la « position » dans le premier tome de La Terreur à l’occidentale, radotage sur les péchés du christianisme, il livre un deuxième volet admirable. Le procès porte ici sur la « diabolisation » sans nuances de l’Allemagne. En l’espace de 14 heures, les 13 et 14 février 1945, les Alliés feront pleuvoir 650 000 bombes incendiaires sur une cible sans aucune importance stratégique. Dresde, qualifiée de « Florence de l’Elbe » pour sa beauté millénaire et son rayonnement culturel, est réduite en cendres. 400 000 morts. Des civils. Après cette ouverture pathétique, la méthode de Jean Forest, implacable plaidoirie érudite, réussit là où elle échouait.

Publicité