La mort du canada suivi de lettre à Jean Benoît

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La mort du Canada est un pamphlet en vers qui apporte de l’air frais dans la poésie pantouflarde et égotiste à laquelle nous sommes confrontés par les temps qui courent. Maxime Catellier y va d’une charge à fond de train contre l’hypocrisie capitaliste et le maintien de l’ordre. La langue, belle et tranchante, s’ancre à la fois dans l’histoire (Louis Riel, P.-E. Trudeau) et dans l’actualité (Robert Dziekanski, Fredy Villanueva). Le poème, par son ton et ses prises de position, est en filiation directe avec le «Speak White» de Michèle Lalonde. Autre filiation intéressante, celle qui nous donne cette lettre à l’artiste surréaliste et iconoclaste Jean Benoît, exilé en France depuis 1948. Cette révolte contre les «grandes gueules» qui achètent le silence me semble juste et noble. Allez le lire pour vous faire une idée.

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