Duplessis, son milieu, son époque

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Alors, Duplessis, on le colore en rose ou en noir? «Depuis un demi-siècle on raconte n’importe quoi», se désole l’éditeur Denis Vaugeois en préface de cet ouvrage, recueil d’une trentaine de communications sur l’ère de Duplessis. On y retrouve une diversité d’opinions, mais une orientation se dessine: une volonté de faire table rase des légendes noires ou roses des dernières décennies, de porter un regard neuf, un jugement objectif qui peut se rapprocher de celui de Louis O’Neill: «Son temps ne fut pas celui d’une grande noirceur, ni de grandes clartés. Plutôt celui d’une continuité, laborieuse, d’une petite nation, têtue, tenace.» Le développement du Québec ne s’est pas interrompu entre 1936 et 1960; des historiens ne se gênent plus pour parler de réalisations notables de l’ère Duplessis, dont l’électrification rurale. On ne raconte pas n’importe quoi dans ce livre, l’un des plus exhaustifs, rigoureux et originaux, depuis un demi-siècle, sur les années Duplessis.

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