Ma guerre contre la guerre au terrorisme

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« La première victime de la guerre, c’est la grammaire » : s’inscrivant dans le meilleur de la tradition satirique britannique, l’auteur n’épargne aucun des chefs de l’Axe du Bien, en route sur les sentiers de la guerre éternelle, « au risque de la plus absurde inhumanité ». À la manière d’Orwell, Jones démonte avec brio les arguments des Bush, Blair et Cie pour justifier leur « guerre au terrorisme ». Comme le note l’ex-Monthy Python, « comment livre-t-on une guerre contre un substantif abstrait? […] Les linguistes savent qu’il est très compliqué d’obliger un substantif abstrait à se rendre ». En somme, il nous invite à nous questionner sur les bien-fondés d’une guerre menée sous les oripeaux de la démocratie, mais qui relève davantage de l’ambition impériale.

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