Les Malveillantes

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Ce bref essai tente de décrypter le roman de Jonathan Littell: «Les Bienveillantes nous renvoie à nous-mêmes et à notre propre réflexion. C’est sans doute pourquoi on se sent si seul une fois le livre refermé: on a l’impression que l’auteur nous abandonne en route.» D’autant que Littell demeure nébuleux en entrevue sur la genèse de ce récit sur la vie d’un nazi homosexuel, meurtrier et incestueux. Blanrue, historien de formation, tente de combler les lacunes sur le message et le messager. Il retrace le passé de travailleur humanitaire de l’auteur et rappelle que l’œuvre s’inspire d’une tragédie grecque, l’Orestie d’Eschyle: le drame de la fatalité. Car Les Bienveillantes ne traite pas de la Shoah, mais de la banalité du mal, d’un mal qui persiste. Malgré Auschwitz, il y a eu le Cambodge, le Rwanda. La Bête ne meurt jamais.

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