Petites éclipses

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Six amis se retirent dans un village isolé pour assister à une spectaculaire éclipse de soleil. Ces quelques jours d’évasion serviront de prétexte à des règlements de compte entre couples, entre amants, entre copains. La gué-guerre entre la jeunesse folle et l’âge adulte responsable, entre l’homme et la femme-mère, entre l’hétéro fade et le gay flamboyant est ouverte. On se déchire et on se gueule dessus mais on s’aime bien, malgré tout. La collection Écritures de Casterman nous avait habitués à plus de substance ou, du moins, à plus d’innovation. Cette bande dessinée ne réinvente rien, donc. Mais au fil des quelque 292 pages, on se rend compte que cette comédie dramatique aussi franchouillarde qu’une chanson de Patrick Bruel est faite dans les règles de l’art. Et on admet au final, comme le groupe de copains mis en scène, que l’on a passé un bon moment.

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