Lecture des ruines (La)

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Mai 1917 : c’est la guerre. Le folkloriste Jan Van Meer est à Londres avec pour mission de retrouver l’ingénieur militaire Hellequin avant les Allemands. Mais on ne retrouve pas Hellequin ; c’est lui qui vient à vous. David B. partage avec son lecteur sa fascination pour les mondes interlopes : à Londres, Van Meer devra entrer dans Butcher Wood et se frotter avec l’internationale des truands. Tous les personnages sont tordus, étranges, Hellequin plus que les autres. Ce dernierinvente le canon à rêves, les barbelés-vampires, il dresse l’alphabet des ruines afin de lire le « message » de la guerre et de ses horreurs. Le récit est déconcertant, original ; le dessin, superbe. Certaines planches sont composées de motifs juxtaposés, dont la fonction, au-delà de la simple représentation, se veut rythmique et surtout symbolique. À défaut de l’Alph-Art qu’il méritait grandement, je décerne à cet album le Bern’art de l’année 2001 !

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