Le Piano de neige

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C’est le matin. Il a neigé. Tout est blanc comme les pages… Monsieur Sous-Zéro sort de chez lui. Il réinvente la neige avec les mots. De réflexion en réflexion, il crée des personnages qui n’apportent pas de solutions à ses questions qui se perdent dans le temps. Entre ces moments de silence, deux hommes devisent sur le sens de la vie à la manière de Diderot avec son Jacques le fataliste. Monsieur Sous-Zéro finit par sculpter un piano de neige pour lui, pour ses crapauds de neige, pour Glen Gould, pour Gregory Charles… Tout s’écoule lentement, avec un dessin très épuré, simple ligne non finie. On se promène dans le temps, passé et présent, jusqu’à la mue des Sous-Zéro sous une pluie printanière. A-t-on résolu nos problèmes? Peu importe, puisqu’une solution en apporte toujours d’autres. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est la fatalité.

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