Le dernier des mohicans

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Il y a l’art et la manière de reprendre un classique. Dans son adaptation du roman de Fenimore Cooper, Cromwell nous raconte à sa façon cette histoire de guerre entre Anglais, Français et nations autochtones, cette histoire de vengeance et d’amour. Dans ses illustrations tracées à grands coups de pinceaux gras sur une surface plus ou moins rugueuse, le bédéiste peint une nature sauvage où les uniformes rouges trop voyants n’ont vraiment pas leur place, alors que les Indiens y évoluent en se fondant dans le paysage. Ponctuant chaque chapitre d’extraits de divers romans évoquant l’instinct de survie, l’auteur nous ramène au constat terrifiant que, bien plus que la forêt, c’est l’homme qui est l’ennemi de l’homme. Seul un véritable artiste est capable de reprendre un classique avec brio: Cromwell est de ceux-là.

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