Jacaranda

1

Cet atypique manga à la couverture capitonnée, qu’on lit de gauche à droite, nous propulse dans un futur proche. Tokyo a poursuivi sa mutation de béton: les écrans pullulent, la consommation est l’activité par excellence et la violence, omniprésente. Quelle catastrophe guette l’humanité? Un arbre. Un légendaire jacaranda à fleurs bleues, qui pousse monstrueusement au cœur de la ville, renversant les rames de métro et pulvérisant les aqueducs. Sa silhouette immense se dresse entre bitume et nuages. On tourne les 300 pages de Jacaranda à une cadence effrénée: l’auteur se défoule, décimant les Tokyotes d’un trait de crayon appuyé, puis éclairant l’espoir des survivants par de grands aplats blancs. Critique grinçante de la société japonaise contemporaine, Jacaranda est une porte d’entrée dorée et dérobée au monde des mangas.

Publicité