C’est mieux à deux, enfin parfois…

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On a découvert le sens aigu de l’autodérision de l’Auvergnate néo-québécoise Eva Rollin dans ses précédents albums parus aux éditions du Marchand de feuilles. La trilogie «Mademoiselle» mettait en scène une jeune célib’à terre caractérielle et délirante, une véritable virtuose de la mauvaise humeur. Avec C’est mieux à deux, enfin parfois, publié en France, on entre dans l’univers du couple et de l’étape cruciale de la cohabitation. Après des débuts idylliques, on assiste bientôt à des conflits intra-muros: guerre de tranchées où les chats font office d’otages, petits crimes de mauvaise foi, découvertes des névroses de l’autre et évidemment, réconciliations sur le palier… ou l’oreiller. Une amusante cartographie des crises concubines.

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