Petite entrevue du temps des fêtes avec Amélie Dubois

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La fois où… j’ai suivi les flèches jaunes est paru en novembre. Il s’agit de votre douzième livre. Pour une jeune femme qui a commencé à écrire en 2009, et qui a publié pour la première fois en 2011, c’est très impressionnant! Je vous propose une entrevue « La fois où… ».

Parlez-nous de la fois où vous avez choisi une écriture teintée d’humour et de légèreté, alors que vous aviez choisi un métier (psychocriminologue) où on est confronté au jour le jour avec la dureté de la vie.

J’appellerais ce chapitre de ma vie « La fois où… j’étais comique en sortant de prison. » À cette époque, j’enseignais au cégep. Je supervisais aussi les stages de mes étudiants en milieu carcéral. Le soir en revenant chez moi, heureuse de ma journée — parce que j’aimais beaucoup ce que je faisais — j’écrivais des histoires humoristiques. Un réflexe inconscient pour maintenir l’équilibre je pense. Je n’ai donc pas « choisi » ce style au sens propre du terme. C’était ce qui passait de ma tête au clavier et c’est tout.

Vous souvenez-vous de la première fois où vous êtes entrée dans une librairie après la parution de votre premier livre?

Oh que oui! Il n’était pas là! Pouet, pouet, pouet… Il devait être encore dans les boîtes. « La fois où… je l’ai finalement trouvé » fut un moment mémorable. J’ai fait une cérémonie; main pieuse dessus, paupières fermées, ensuite photos — envoyées à toute la planète, saut papillon dans le magasin (regard inquiet de la part du commis, la main sur le téléphone pour appeler la sécurité). Je fais tout le temps des cérémonies. J’adore ça! C’est ma façon de marquer les événements dans ma mémoire et de faire preuve de gratitude.

La fois où vous avez offert un ou des livres à Noël et où vous avez été particulièrement fière de votre coup…

Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle est un livre que j’ai reçu en cadeau et que j’ai ensuite offert à quatre personnes dans les dernières années. Comme ce fut le déclencheur de mon ouverture à une certaine spiritualité, un équilibre, je partage. Sinon, j’ai déjà oublié (ou plutôt laissé par paresse) trois livres sur le rebord du pare-brise arrière de ma voiture… un été durant. Ils ont littéralement cuit sous la loupe! L’image était décolorée, les pages un peu jaunies, mais l’intérieur parfait. Je les ai offerts à l’organisme faisant les paniers de Noël dans ma région. Spaghetti… petits pois en conserve… un livre…?!

 

(Photo de l’auteure : Anick Fontaine)

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