Un prix ça change pas le monde, sauf que…

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    Dans les rayons des librairies, on repère aisément ces livres pas tout à fait comme les autres, souvent bagués tels des oiseaux précieux promis à un grand voyage, entourés d’un bandeau ou étampés d’un sceau discret, qui se démarquent de la masse. Bague blanche, bandeau rouge, Femina, Gouverneur général, Renaudot, Prix des libraires du Québec: ce sont les ouvrages qui ont remporté l’un des nombreux prix littéraires d’ici ou d’ailleurs. L’éventail de ces récompenses toujours plus nombreuses, plus spécifiques, est très large, allant du prestigieux Goncourt français aux distinctions très pointues, quelquefois obscures, même.

    Dans ce dossier

    Marie-Hélène Vaugeois, de l’ALQ: Un bon moyen pour faire parler des livres

    Pour l’Association des libraires du Québec (ALQ), les prix représentent avant tout un sceau de qualité, une confirmation de la valeur d’une œuvre. Leur impact sur le nombre d’exemplaires vendus pour un ouvrage donné varie grandement, rapporte Marie-Hélène Vaugeois, de la libraire Vaugeois de Québec, mais aussi présidente de l’ALQ.

    Pierre Lavoie, de l’UNEQ: Un vecteur à (re) définir

    À l’Union des écrivaines et écrivains du Québec (UNEQ), un syndicat professionnel qui regroupe près de 1400 auteurs de tous les genres littéraires, on juge que les prix sont importants pour la valorisation du livre et de la lecture, et qu’ils ne méritent ement que l’on lève le nez sur eux. Leur rôle, souligne-t-on, est plus que positif dans la promotion du travail des écrivains. Cependant, leur potentiel d’attrait auprès des lecteurs pourrait être mieux exploité, indique-t-on aussi. Et la façon de les faire connaître pourrait faire l’objet, dans quelques cas, d’un certain dépoussiérage.

    Les éditeurs se prononcent: Les prix valent-ils leur pesant d’or?

    En Europe, les maisons d’édition misent sur les prix littéraires pour faire rayonner leur production, augmenter leur prestige et stimuler leurs ventes. Mais une enquête auprès des éditeurs québécois montre que l’impact des prix est sans doute moins significatif ici, même si ceux-ci constituent un pan incontour­nable de l’activité littéraire, et que chacun joue le jeu et participe à sa façon à la course aux trophées. Et si, clairement, le prix fait partie intégrante de la stratégie de mise en marché des livres, il semble ne pas constituer un outil majeur pour les ventes, ou alors, plutôt exceptionnellement.

    Un prix, ça change pas le monde , sauf que…

    Dans les rayons des librairies, on repère aisément ces livres pas tout à fait comme les autres, souvent bagués tels des oiseaux précieux promis à un grand voyage, entourés d’un bandeau ou étampés d’un sceau discret, qui se démarquent de la masse. Bague blanche, bandeau rouge, Femina, Gouverneur général, Renaudot, Prix des libraires du Québec: ce sont les ouvrages qui ont remporté l’un des nombreux prix littéraires d’ici ou d’ailleurs. L’éventail de ces récompenses toujours plus nombreuses, plus spécifiques, est très large, allant du prestigieux Goncourt français aux distinctions très pointues, quelquefois obscures, même.

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