L’été dans la poche

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Parce que l’été, on aime bien pouvoir glisser un livre de poche dans le fond de son sac, sans trop savoir quel moment sera le plus opportun pour le sortir, voici une petite sélection thématique de plusieurs livres en format compact que nous vous conseillons pour la saison chaude!

(L’ordre de présentation est aléatoire et les résumés sont ceux des éditeurs)

 

À moi seul bien des personnages
John Irving (Points)

Adolescent, Bill est troublé par ses béguins pour son beau-père, ses camarades de classe et pour des femmes adultes aux petits seins. Plus tard, il s’assumera davantage et sa vie entière sera marquée par des amours inassouvies pour les hommes, les femmes et ceux ou celles qu’on appellera bientôt transgenres.
 
Dans ce roman, jubilatoire et tragique, John Irving nous parle du désir, de la dissimulation et des affres d’une identité sexuelle « différente ». Du théâtre amateur de son enfance jusqu’au bar où se joue la révélation finale, en passant par la bibliothèque où la sculpturale Miss Frost l’initie – tout d’abord – à la littérature, le narrateur s’efforce de trouver un sens à sa vie sans rien nous cacher de ses frasques, de ses doutes et de son engagement pour la tolérance et pour la liberté de toutes les altérités.

 

Emmaüs
Alessandro Baricco (Folio)

Quatre garçons, une fille : d’un côté, le narrateur, le Saint, Luca et Bobby, et, de l’autre, Andre. Elle est riche, belle, et elle distribue généreusement ses faveurs. Ils ont dix-huit ans comme elle, sont avant tout catholiques, fervents voire intégristes. Musiciens, ils forment un groupe qui anime les services à l’église et passent une partie de leur temps libre à assister les personnes âgées de l’hospice. 
Alors qu’elle incarne la luxure, Andre les fascine, ils en sont tous les quatre amoureux. La tentation est forte mais le prix à payer sera lui aussi considérable. 

Alessandro Baricco nous offre son récit le plus personnel, à la fois peinture de l’Italie des années 1970, roman d’apprentissage et subtile réflexion sur le réel et l’idéal.

 

Profanes
Jeanne Benameur (Babel)
Ils sont quatre, ils ne se connaissent pas mais ils vont rythmer la vie du docteur Octave Lassalle qui les a soigneusement choisis comme on compose une équipe – comme avant autour de la table d’opération, mais cette fois-ci c’est sa propre peau qu’il sauve, sa propre sortie qu’il prépare. Cette improbable communauté progressivement tissée de liens aussi puissants qu’inattendus s’apprête à franchir un seuil, celui des blessures secrètes. Un hymne à la vie et un plaidoyer pour la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

La mer de la tranquillité
Sylvain Trudel (Boréal)

Sept ans après la publication de La Mer de la Tranquillité, Sylvain Trudel a réécrit ces nouvelles où se mêlent la loufoquerie et le tragique, la chimère et le désastre. 

Dans ce livre, les magazines érotiques ont des vertus religieuses, les prophètes annoncent l’ère du Cochon parmi les prostituées, les jeunes s’embrassent ou immolent des chats et les vieux se noient dans le scotch, un homme tue sa femme mais épargne son fils caché sous la jupe d’une fille, des frères tatoués chez les Hells Angels fument du haschich en attendant l’apocalypse, un malade alcoolique tombe amoureux d’une infirmière musulmane, un raté promène ses mutations génétiques dans un quartier contaminé par des métaux lourds. Tous espèrent une vie heureuse et une mort paisible, sans savoir que l’homme est à la fois la galère et le galérien.

 

L’enfant qui savait parler la langue des chiens
Johanne Gruda (Boréal)

En nous racontant sous forme romanesque l’histoire véridique de son père, Joanna Gruda dépeint une enfance hors du commun, qui commence à Varsovie à l’orée de la guerre et qui s’achève dans Paris libéré. La nécessité, pour les Juifs d’Europe, de fuir et de se cacher, les délices de l’école buissonnière, l’occupation allemande, les amourettes heureuses ou malheureuses, les bombardements qui ont accompagné l’offensive alliée, la joie de retrouver les êtres aimés qu’on croyait perdus, l’abîme dans les yeux de ceux qui sont revenus des camps, tout cela est raconté sans la moindre sentimentalité, rendant plus palpable encore le tragique qui imprègne ces années sombres.

 

Le roman du mariage
Jeffrey Eugenides (Points)

Une fille et deux garçons. Sur le campus de Brown comme ailleurs, il y en a un de trop. Madeleine aime le brillant Leonard et rêve déjà de leur futur radieux d’intellectuels talentueux. Mais Leonard est fragile, imprévisible, Madeleine est constamment sur le qui-vive. Avec Mitchell, le prétendant idéal, la vie serait simple ; pourtant Madeleine est réticente. Faut-il se marier par amour ?

Né aux États-Unis en 1960, Jeffrey Eugenides rencontre le succès en 1993 avec son premier roman, Virgin Suicides, adapté au cinéma par Sofia Coppola. Son deuxième roman, Middlesex, a obtenu le prix Pulitzer.

 

La vérité sur l’affaire Harry Québert
Joël Dicker (De Fallois)

A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

 

Karoo
Steve Tesich (Points)

Égoïste et cynique, Saul Karoo ment comme il respire et noie ses névroses familiales dans la vodka. Son métier, script doctor, consiste à dénaturer des chefs-d’œuvre pour les aligner sur les canons hollywoodiens. Quand sa carrière croise celle de Leila Millar, une jeune actrice médiocre, il décide contre toute attente de la prendre sous son aile. Car ils sont liés par un secret inavouable…

Né en ex-Yougoslavie en 1942, Steve Tesich a grandi aux États-Unis, où il est devenu dramaturge et scénariste. Karoo est son second et dernier roman, achevé quelques jours avant sa mort brutale en 1996.

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