Vous aimez plonger votre plume dans les thrillers, vous casser les méninges sur des enquêtes alambiquées et transformer le sommeil de vos lecteurs en nuit blanche peuplée de noires histoires à lire? Voici trois sympathiques conseils pour ajouter quelques cordes à votre arc narratif!

1. S’imprégner du milieu policier
Pour bien comprendre comment se déroule la vie dans un poste de police, ou encore le type d’émotions qui y est vécu, il est vivement conseillé de faire des recherches préalables à l’écriture, notamment en discutant avec un policier, retraité ou en poste, ou encore en lisant quelques biographies. Nous vous en conseillons deux, qui sont notamment pleines de rebondissements : Itinéraire d’un policier intrépide (Du Journal), la biographie de Denis Côté (avec Geneviève Lefebvre en soutien à la rédaction), et Cœur policier : 30 policiers et policières racontent l’intervention la plus marquante de leur carrière, par Marie-Andrée Fallu (L’Homme). Dans un cas comme dans l’autre, vous plongerez dans les véritables histoires qui ont marqué la carrière de ceux qui les partagent, vous découvrirez les côtés sombres de ceux contre qui les policiers protègent la société, mais aussi tout le boulot et tout ce que ça implique comme responsabilités que de faire ce métier. De quoi vous donner de bonnes pistes!

2. Comprendre les possibles de la technologie
Ceux qui écoutent NCIS pensent peut-être que chaque poste de police est pourvu d’équipement hautement technologique pour résoudre les enquêtes les plus complexes. Or, cela ne colle pas tout à fait à la réalité, comme en témoignent Alexandre Beaudoin (criminaliste) et Amélie Charron (professeure de sciences) dans Le crime, l’empreinte et la science (MultiMondes). En lisant ce livre, vous serez aux faits des avancées technologiquement réelles — sans leur côté tape-à-l’œil magnifié par les séries télé —, et découvrirez que les possibilités demeurent totalement fascinantes et contiennent plusieurs pistes pour venir à bout des voyous! En plus, vous y apprendrez le b.a.-ba d’une enquête et quelques trucs intéressants à glisser dans votre roman concernant la dactyloscopie ou la balistique. Car les auteurs ne peuvent pas être tous anthropologues judiciaires comme Kathy Reichs et déjà tout connaître des secrets scientifiques derrière les enquêtes!

3. Écouter les conseils d’écrivains chevronnés
Certains auteurs québécois nous ont avoué avoir fait de Mes secrets d’écrivain (épuisé), premier ouvrage sur l’écriture d’Elizabeth George, auteure américaine de best-sellers en littérature policière, leur bible d’écriture. Dans son second ouvrage, De l’idée au crime parfait : Mon atelier d’écriture (Presses de la Cité), la romancière offre tout simplement son mode d’emploi pour l’écriture d’un roman policier qui se tient, avec des personnages forts et crédibles et avec des lieux sentis, car inspirés du réel. Elle explique également tous les prérequis d’une scène et donne de précieux conseils concernant la bête noire de plusieurs : les dialogues! Pour la curiosité, nous vous invitons également à lire les vingt règles pour l’écriture de romans policiers, édictées par Van Dine en 1928 dans The American Magazine et que vous retrouverez facilement sur Internet. Bien que certains auteurs aient dérogé auxdites consignes de Willard Huntington Wright (son vrai nom), il est bon de s’y plonger pour comprendre quelle joute se dispute entre le lecteur et l’enquêteur fictif… Par exemple, la première règle (dans une traduction d’André Vanoncini) va comme suit : « Le lecteur et le détective doivent avoir des chances égales de résoudre le problème. Tous les indices doivent être pleinement énoncés et décrits en détail. » Aussi, on apprend également plus loin qu’une séance de spiritisme ne peut venir à bout d’une enquête!

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