Arthur Colin/Wilfrid Simon : L’Œil du monde et l’enfant indigo

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Second volet de L'Enfant indigo (2003), L'Œil du monde et l'enfant indigo nous transporte deux ans plus tard, alors que l'amitié entre Hope et Sisya a mûri et évolué vers des liens encore plus solides : leur séparation a été encore plus durement ressentie lorsque Hope a décidé de quitter le Tibet pour revenir chez elle, aux États-Unis, laissant Sisya derrière elle. Selon Arthur Colin, le pseudonyme que s'est choisi Wilfrid Simon, ce livre comporte une dimension spirituelle que L'Enfant indigo n'avait pas.

Demeuré au Tibet, Sisya fait la rencontre d’un guide qui habite, raconte l’auteur, « dans une caverne étrange, une sorte de Shamballa, où il apprend beaucoup de choses, à la fois concernant sa vie spirituelle et le fonctionnement de l’univers, qu’il s’agisse de la réalité cosmique ou de celle d’une cellule de son organisme. » Sisya apprendra également à « devenir un peu plus humble, à l’écoute », de spécifier l’auteur. Alors que le jeune homme explore différents aspects de la vie, « Hope, qui a vécu un drame qui l’a conduite en prison, comprend qu’elle doit suivre les signes qui lui sont envoyés et qu’il lui faut alors agir pour se sortir de son enfer. »

C’est volontairement qu’Arthur Colin a élargi sa réflexion sur le phénomène des enfants indigo, en tenant compte du destin de l’humanité « à un moment de très grands changements sur la planète ». L’auteur est convaincu que « le mot-clef est la conscience, individuelle et collective. Cette prise de conscience est, à son avis, l’unique façon de poursuivre l’aventure humaine ». Une conception qui dépasse le cadre habituel de la définition des enfants indigo. À propos de ce phénomène, Colin se plaît à rappeler qu’au Tibet, « on a toujours nommé cet état supérieur l’Éther, et c’est cela que l’humanité doit s’efforcer d’atteindre. » Selon lui, « les enfants indigo possèdent probablement des pouvoirs contre lesquels le Pouvoir en place ne pourra bientôt plus lutter. » Dans un contexte plus quotidien, « chacun, aujourd’hui, est capable d’utiliser son psychisme de façon extraordinaire », de mentionner l’auteur. Il rappelle néanmoins le danger latent qui se cache derrière ces possibilités qui nous sont offertes, « le danger étant que si les pensées positives mènent à des résultats très positifs, l’inverse est tout aussi réel. »

Bien que l’histoire relatée dans L’Œil du monde et l’enfant indigo soit un récit fantasmé, Arthur Colin a toujours pris soin d’ancrer ses romans dans la réalité : « Mais je dois reconnaître que j’avance plus avec les questions posées par ce que je raconte qu’avec des réponses. » Une écriture qui ouvre la porte à une interaction plus importante de la part du lecteur : « J’aime beaucoup l’idée que le lecteur ne lit pas un roman, mais le réécrit, c’est-à-dire qu’il fait naître une sorte de dialogue entre les personnages et lui-même », conclut-il.

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