Liste des choses étranges qu’on fait lorsqu’on aime trop les livres

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Les bibliophiles se reconnaissent entre eux par différentes petites tendances, parfois loufoques, parfois étranges, parfois agaçantes pour les autres, relatives à leur relation avec les livres. Si vous vous reconnaissez dans plus de trois des points de la liste ci-dessous, bienvenue dans le club!

 

1. Flâner devant notre propre bibliothèque
Passer un samedi après-midi à se convaincre qu’on fait du ménage en époussetant nos livres alors qu’au fond, on reste devant nos bibliothèques à toucher tous les livres lus, ceux à lire, ceux qu’on a lus plusieurs fois et à se repasser les souvenirs qu’ils nous ont procurés. Je l’avoue : je peux passer des heures devant les Jacques Poulin me remémorant comment j’ai découvert Québec par sa plume avant d’y mettre les pieds pour vrai, devant les romans de La courte échelle qui m’étaient offerts par mes parents lorsque j’avais de bonnes notes à l’école, devant mes BD dont je m’émerveille toujours autant grâce aux traits habiles des artistes. 

 

2. Aimer un auteur sans l’avoir lu
Avoir un auteur qu’on adore, mais dont on n’a encore lu aucun livre. Dans mon cas, c’est Donald Westlake, qui parle de vols de banque et de magouilles de bas étage avec un certain humour. J’ai tous ses livres en format poche dans ma bibliothèque, mais je n’en ai encore commencé aucun… allez savoir pourquoi!

 

3. Lire sans cesse
Manger en lisant. S’endormir en lisant. Prendre l’autobus en lisant. Attendre à la caisse, chez le médecin, dans la file à l’épicerie en lisant. Oui, un moment libre est un moment pour lire!

 

4. Maîtriser son classement
Avoir un classement bien à soi pour sa bibliothèque nous importe, que ce soit par couleurs, thématiques, ordre alphabétique d’auteurs ou de maisons d’édition, ou un heureux mélange de toutes ses possibilités. Pour ma part, j’ai pour le moment un ordre par genres (romans québécois, roman étranger, essais, jeunesse, etc.) qui comprend plusieurs sections de mes « préférés », c’est-à-dire une section dédiée à Anaïs Nin (ses journaux, ses essais, ses correspondances, ses romans, sa biographie, etc.), une à mes livres d’art favoris (ceux des œuvres de Kandinsky, de Matte Stephens et de Ernst Ludwig Kirchner), et une rangée complète pour l’œuvre qui s’agrandit à la vitesse éclair de Simon Boulerice…!

 

5. Le fameux carnet de lectures
Avoir un beau carnet dans lequel noter et commenter ce qu’on a lu, mais oublier sans cesse d’y inscrire ses lectures… Je dois par contre mentionner mon amie qui a une rigueur exceptionnelle quant à la tenue de son carnet de lectures : depuis plus de dix ans elle y collige titres, notes et commentaires… c’est une véritable carte aux trésors que ce cahier!

 

6. Cette immense « PAL »
Oui, la « Pile À Lire » a maintenant son acronyme! Si vous êtes bibliophile, vous avez sûrement plus de livres à lire que de livres lus. En ce qui me concerne, c’est une bibliothèque entière que j’ai en guise de « PAL »…

 

7. Prévoir pour les générations futures
Planifier déjà les livres que nous lirons à nos futurs enfants. Je vous l’avoue, je conserve plusieurs livres de ma jeunesse en croisant les doigts pour avoir un enfant qui souhaitera les lire! L’été dernier, j’ai même acheté la collection « Un bon exemple de », chez Grolier (malheureusement épuisée), dont j’avais tout lu dans ma jeunesse pour être certaine de pouvoir partager éventuellement ce plaisir avec un enfant… 

 

8. Cacher des livres dans les moindres recoins
Avoir des livres rangés dans son bureau, son salon et sa chambre à coucher (qui arrive à voir cette table de chevet sous cette pile énorme!?), mais également dans sa cuisine (oups! un peu d’huile d’olive coulée sur cette encyclopédie sur les poissons, un peu de vinaigre balsamique sur ce livre de recettes de desserts à base de légumes!), dans sa salle de bain, dans son sac de sport, dans son sac à main, dans son sac de voyage et dans son sac réutilisable pour l’épicerie. Et au bureau, bien sûr! Mais il y a aussi ceux qui traînent encore chez nos parents, dans la voiture et quelques-uns chez des amis…

 

9. Sentir et toucher les livres
Entretenir une étrange relation avec les livres, qui englobe de les sentir (oui, on en revient toujours à l’odeur des pages!) et de les flatter (oui, c’est étrange, mais, les vrais bibliophiles touchent leur livre…!). Ceux d’Alto, du Marchand de feuilles et de Sarbacane sont souvent particulièrement doux… alors que ceux de Leméac et Zulma sont agréablement texturés!

10. En offrir, tout le temps!
À Noël, aux anniversaires d’un de nos amis ou d’un membre de notre famille, à l’occasion d’un cadeau d’hôte ou encore à un mariage (oui, j’ai déjà offert, entre autres, Suréquipée, à un nouveau marié!), le livre semble TOUJOURS le cadeau idéal à offrir. Est-ce cela, vivre par procuration? 

 

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