Un prix pour une Fille du Roy

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L’écrivaine Sergine Desjardins vient de remporter le Prix littéraire international indépendant Marguerite Yourcenar pour son roman historique Marie Major, publié en 2006. Ce prix qui en est à sa toute première édition vise à «soutenir au niveau international la libre expression de la créativité littéraire contemporaine d’oeuvres en langue française, italienne ou espagnole, hors de toute influence commerciale et politique». Le prix est accompagné d’une bourse de 690 $ en argent et de 3450 $ en promotion. 

Drôle de coïncidence, la citation utilisée en début de roman par l’auteure Desjardins en est une de Marguerite Yourcenar, elle qui s’y connaît aussi en terme de roman historique avec son fabuleux Mémoires d’Hadrien. Autre heureux hasard, nous soulignons justement cette année le 350e anniversaire de l’arrivée des Filles du Roy en Nouvelle-France, dont Marie Major faisait partie.

Si Sergine Desjardins dit être « une voyageuse immobile en voyageant avec les livres » elle se promet aussi un voyage en France où elle compte « faire le même trajet que le voyage mémoriel des 23 représentantes symbolisant les Filles du Roy », confie-t-elle au journaliste Carl Thériault pour le journal Le Soleil.

Celle qui voue une inapaisable ferveur pour l’histoire sous toutes ses formes en est à achever le deuxième tome d’un roman qui témoigne de l’épidémie de peste qui a eu cours au 19e siècle et dont certains descendants de Marie Major ont été victimes. Une autre oeuvre qui en captivera sûrement plusieurs.

Sergine Desjardins habite à Rimouski dans le Bas-Saint-Laurent et se lève à 5h pour écrire face au fleuve, qui d’ailleurs y est sûrement pour quelque chose dans l’écriture de l’auteure avec tout le lot d’histoires qu’il charrie.

Madame Desjardins nous a aussi fait connaître la vie fascinante de la première journaliste du Québec Robertine Barry dans un grand roman qui se décline en deux tomes.

Si la carrière d’écrivain de Sergine Desjardins commence alors qu’elle est au début de la cinquantaine, on peut dire qu’elle sait bien rattraper le « temps perdu » puisque depuis, elle a passionné plus d’un lecteur. Le prix international qu’elle vient de recevoir en est une autre preuve.

Source : Le Soleil 

ibeaulieu@lelibraire.org

 

 

 

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