René Lapierre remporte le prix Estuaire

8

J’ai déchiré un morceau de journal, une publicité d’American Apparel avec une fille en collants bleus ; j’écris dessus juin, juillet, octobre, comme si c’était un agenda.

Nous sommes le 22. Aide-moi je t’en prie.

Pour les désespérés seulement, René Lapierre

Soixante-seize manuscrits ont été soumis cette année au prix de poésie Estuaire, puis cinq finalistes ont été sélectionnés parmi eux. C’est finalement hier soir au Bistro Leméac à Outremont, Montréal que le verdict fut rendu. Le méritant du prix de poésie Estuaire 2012 est René Lapierre pour son recueil Pour les désespérés seulement, paru au Herbes rouges.

Les poètes Martine Audet, Jean-Éric Riopel et André Roy composaient les membres du jury de cette année. Le poète Lapierre se mérite une bourse de 3000$.

Spécialiste de l’œuvre d’Hubert Aquin, René Lapierre enseigne à l’Université du Québec à Montréal et a dirigé la revue Liberté jusqu’en 1980. Il a publié douze recueils de poésie, sept essais et deux romans.

Lapierre donne à son recueil la forme d’un traité de botanique et contrairement à ce qu’annonce le titre, les désespérés ne le sont pas tout à fait, il reste de l’espoir au bout de la lorgnette : « Nous résistons, nous nous multiplions. Vous n’avez encore rien vu. »  Une fleur au combat est plus résistante qu’il n’y paraît.

ibeaulieu@lelibraire.org

 

 

Publicité