Les trois finalistes du Prix de la traduction John-Glassco 2020

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Les trois finalistes du Prix de la traduction John-Glassco 2020
Mercredi dernier, l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada (ATTLC) a dévoilé les finalistes de la 36e édition du Prix de la traduction John-Glassco 2020.

Depuis sa création en 1982, cette distinction est décernée chaque année à un traducteur de la relève pour souligner la qualité et la rigueur d’une première traduction littéraire.

Cette année, nous pouvons reconnaître avec fierté que les trois finalistes sont originaires du Québec :

Gabriel Kunst pour Par ici la sortie (Éditions Hashtag), sa traduction de This Way Out de Carmine Starnino. En plus d’être traducteur, Kunst a publié en 2019, chez Nota Bene, un premier ouvrage de poésie intitulé Les cœurs de pomme et leur syntaxe. Il est cofondateur et coéditeur de la revue bilingue en ligne, PØST-, qui a pour ligne directrice de trouver de nouveaux outils poétiques exprimant le caractère éclaté et pluriel de notre époque.

Louis Hamelin pour Les étés de l’ourse (Boréal), sa traduction de The Curve of Time de Muriel Wylie Blanchet. Il est le lauréat de prix prestigieux, dont le Prix du Gouverneur général (La rage, 1989), le Prix des libraires du Québec et le Prix littéraire des collégiens (La constellation du Lynx, 2010). Hamelin se passe de présentation dans le monde littéraire québécois puisqu’en plus d’être désormais finaliste du Prix de la traduction John-Glassco, il a, dans sa prolifique carrière, publié neuf livres, collaboré à une quinzaine de journaux et de revues et participé à une quantité d’événements culturels. D’ailleurs, c’est lui qui dirige la collection de nature wrtting chez Boréal, dans laquelle Les étés de l’ourse est publié.

Arthur Holden pour Never Forget (Dundurn Press), sa traduction du roman à succès Je me souviens de Martin Michaud. Originaire de Montréal, Arthur Holden est un dramaturge et un acteur qui pratique, par ailleurs, le doublage d’œuvres audiovisuelles. Il est responsable de l’adaptation de plusieurs scénarios de langue française pour la télévision anglaise et a obtenu sa première chance d’entreprendre une traduction littéraire avec ce thriller à succès de Martin Michaud.

Force est de constater que le travail de traduction est souvent méconnu, voire sous-estimé dans le milieu littéraire. Il ne se résume pourtant pas à l’acte de traduire mot à mot d’une langue à une autre. Bien au contraire, il nécessite une finesse interprétative et une compréhension profonde du texte d’origine. La traduction représente, ainsi, une véritable réécriture. Le Prix de la traduction John-Glassco 2020, quant à lui, possède une raison d’être capitale dans la mesure où il participe à faire de la traduction une œuvre littéraire appréciée à sa juste valeur.

Le prix sera remis le mercredi 9 décembre prochain à l’occasion d’un gala virtuel, qui sera disponible sur la page Facebook de l’ATTLC.

LAURÉATS PRÉCÉDENTS

2019 – Rémi Labrecque, Mes souliers me font mourir / Robyn Sarah (Le Noroît). Original (anglais) : My Shoes Are Killing Me

2018 – Sauline Letendre (Montréal), Rouge, jaune et vert / Alejandro Saravia (Urubu). Original (espagnol) : Rojo, amarillo y verde

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