Le jury Médicis aimait Nathalie Azoulai

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Une autre pièce vient d’être ajoutée sur le puzzle automnal des prix littéraires. Le prix Médicis a été décerné ce matin au roman Titus n’aimait pas Bérénice de la Française Nathalie Azoulai, paru aux éditions POL.

L’écrivaine devient ainsi la troisième femme récompensée dans cette semaine de prix littéraires, après les reconnaissances de Delphine de Vigan (Renaudot) et de Christine Angot (Décembre). Cela permet d’imaginer une parité homme-femme parmi les lauréats de cette année, un fait plutôt rare comme le démontre le journal Le monde dans son article « Les prix littéraires sont-ils sexistes? ».

Titus n’aimait pas Bérénice
décrit avec justesse la passion amoureuse. Une femme délaissée par son amant, qui est incapable de quitter son épouse, revisite la vie et l’œuvre de Racine pour comprendre comment il a pu décrire l’amour avec autant de précision. 

Le Médicis étranger a distingué Hakan Günday, l’enfant terrible de la nouvelle génération des écrivains turcs, pour son roman Encore (Galaade). Ce texte puissant s’intéresse à l’histoire d’un enfant monstre né au cœur d’un réseau de trafic de clandestins et aborde avec conviction la détresse des migrants.

Enfin, le Médicis du meilleur essai couronne Nicole Lapierre pour Sauve qui peut la vie (Seuil). Le directrice de recherche au CNRS (Centre national de recherche scientifique en France) offre, dans ce livre, un regard intime sur son histoire familiale, tout en abordant des thèmes qui lui sont chers (justice, tolérance, etc.). 

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