David Clerson remporte le Grand Prix littéraire Archambault

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C’est que d’où il venait, il n’y avait que danger,
créatures tentaculaires,
monstres surdimensionnés :
des choses à craindre, à mordre ou à abattre,
des choses qui demandent de savoir montrer les crocs.

Frères, David Clerson

Le Grand Prix littéraire Archambault 2014 a été remis hier à David Clerson pour son roman Frères paru chez Héliotrope. L’auteur remporte une bourse de 20 000 $. Premier roman de l’auteur, il ne manque pourtant pas d’audace, se trouvant à la croisée du mythe et de la quête épique. « Il a un petit quelque chose de Dogville, mais aussi du Grand cahier et d’Oss », décrit notre rédactrice en chef Josée-Anne Paradis. L’histoire de deux frères, l’un né du bras de l’autre, qui partent côté océan afin de retrouver leur « chien de père ».

Le porte-parole de cette 13e édition du Grand Prix littéraire Archambault était le comédien Emmanuel Bilodeau qui était là pour rappeler que « la littérature fait partie de notre identité [et qu’il est] important de l’encourager ».

Quant à l’heureux récipiendaire, il avoue avoir écrit son roman « en quelques jours, enfermé dans un chalet. Mais c’est parce qu’auparavant, j’ai été plongé pendant des années dans une sorte de « boue » et j’ai fini par en extraire le petit monstre qu’est Frères. »

David Clerson a aussi été finaliste du prix du récit Radio-Canada en 2012 pour le texte La salive.

David Clerson résume ainsi son roman : « C’est un livre sur le besoin de l’autre devant l’horreur du monde ». Donc, un roman aux inflexions de vérité.

Souvenez-vous de ce titre lors de votre prochaine visite chez votre libraire indépendant!

 

Sources:

RevueLesLibraires

TVA

Photo: Éditions Héliotrope

 ibeaulieu@leslibraires.ca

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