Annie-Claude Thériault lauréate

6

C’est à Annie-Claude Thériault que le prix des lecteurs Radio-Canada a été donné hier soir lors de l’émission télévisée Pénélope McQuade en compagnie du président d’honneur Bryan Perro. La récipiendaire se mérite une bourse de 5000$ pour son premier roman Quelque chose comme une odeur de printemps.

Ce roman met en scène la petite Béate, une enfant de treize ans entourée d’une famille pour le moins particulière. Avec sensibilité et intelligence, elle narre son existence avec ce qu’elle comporte de beautés et de malheurs. Dans un reportage à la télé de Radio-Canada, Thériault parle de son personnage en ces termes : « C’est tout le contraire de la rationalité, donc elle vit ses émotions avec une force plus grande que la majorité des autres personnages du livre. »

Quand je regarde des photos, je vois bien que je suis là. Mais je ne me souviens de rien. J’aurais tout aussi bien pu y avoir été collée par la suite. On dirait que je souffre d’une amnésie totale. Je ne sais pas si cela signifie quelque chose. Parfois, je me plais à m’imaginer que c’est parce que j’ai été si heureuse, qu’il n’y a rien qui est resté imprégné en moi. Mais ce pourrait tout aussi bien être le contraire.

Le prix Radio-Canada récompense chaque année un auteur franco-canadien (l’an dernier le prix est allé à Jocelyne Saucier, originaire du Nouveau-Brunswick, pour Il pleuvait des oiseaux). Annie-Claude Thériault vient de l’Outaouais et enseigne à Montréal au Collège Montmorency. Par le passé, elle a remporté plusieurs prix littéraires pour ses nouvelles.

Laissons encore une fois la parole à l’auteure : « Finalement, c’est un roman qui ressemble à la vie, plein de tristesses, plein de tendresse, plein de souffrances, plein de beautés, plein d’odeurs, plein de toutes sortes de contradictions qu’on vit tous ».

Entrevue sur les influences littéraires d’Annie-Claude Thériault sur airelibre.tv.

Sources : Radio-Canada  

Reportage Radio-Canada télé

 

Publicité