Le critique, essayiste, historien et professeur des lettres québécoises et françaises Laurent Mailhot est décédé le 4 janvier dernier à l’âge de 89 ans.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la littérature d’ici, dont La littérature québécoise depuis ses origines (2004, Typo). Il écrit également en collaboration avec Pierre Nepveu La poésie québécoise : Des origines à nos jours (2007, Typo) et avec Jean-Cléo Godin Théâtre québécois, tomes 1 et 2 (1989, BQ). Il a participé à faire connaître la littérature québécoise en France avec la publication dans la célèbre collection « Que sais-je? » d’un livre sur le sujet.

« [La littérature québécoise] a plus ou moins remplacé, compensé, puis contribué à renforcer les libertés et les nouveaux pouvoirs que s’est donnés le Québec depuis cinquante ans : laïcité, égalité, responsabilité personnelle et collective, relecture et réécriture du passé, ouverture sur le monde », exprime Mailhot dans une entrevue accordée à la revue Lettres québécoises en 2007.

Naissance et reconnaissance

Né à Saint-Alexis-de-Montcalm dans Lanaudière, il étudie au Séminaire de Joliette, à l’Université de Montréal, puis à celle de Grenoble. Il fera son mémoire sur « L’influence d’Homère, d’Aristote et de Virgile sur la poétique de Racine illustrée dans Phèdre », tandis que sa thèse portera sur Albert Camus. En 1963, il enseignera à l’Université de Montréal où il sera nommé professeur émérite. De 1979 à 1987, il y dirige la revue Études françaises.

Il est reconnu par plusieurs récompenses, dont le prix André-Laurendeau, le prix de la revue Études françaises pour Plaisirs de la prose (2004, PUM) et le prix Québec-Paris. Il est membre honoraire de la Société québécoise d’études théâtrales.

« Ceux qui le connaissent le disent et le redisent : il n’y a personne qui incarne autant que Laurent Mailhot la mémoire littéraire du Québec », écrit Michel Biron en 2007 dans un article qui est consacré à l’historien dans Lettres québécoises.

Photo : Éditions Typo

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