Décès du dramaturge italien Dario Fo

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Le dramaturge italien Dario Fo est décédé le 13 octobre dernier à l’âge de 90 ans. À l’heure où le prix Nobel de littérature 2016 vient d’être annoncé, on se rappelle que Dario Fo l’avait reçu en 1997. L’homme de théâtre a écrit plus de 70 pièces de théâtre (Les archanges ne jouent pas au flipper, 1959; Mystère bouffe, 1969; Mort accidentelle d’un anarchiste, 1970; etc.) et est connu pour son engagement, n’hésitant pas à utiliser le comique et la satire pour évoquer la corruption politique ou les interprétations de l’Église catholique. Cela lui vaudra les foudres de ses opposants et il devra faire face à la justice à plusieurs reprises. Son militantisme et son talent lui font cependant récolter aussi un bon nombre d’admirateurs.

« Au fond, sa vie professionnelle suit en droite ligne la tradition familiale : pour vendre ses légumes sur le marché, son grand-père maternel invente de mirifiques épopées, et charme la clientèle. Son père, cheminot, devient pendant la guerre un résistant actif. Donc, tout naturellement, Dario Fo, né le 24 mars 1926 à Sangiano, en Lombardie, choisit le théâtre comme arme de guerre contre les injustices sociales et autres », est-il écrit dans le journal Le Monde.

Dario Fo privilégie le style physique de la commedia dell’arte pour happer la foule et faire passer son discours. Il veut faire un théâtre qui interpelle le peuple et se positionne contre la bourgeoisie. En plus d’avoir été dramaturge et activiste, il était également acteur, metteur en scène et romancier.

Source : Le Monde

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