Les éditions Alto, sises à Québec, célèbrent cette année leur quinzième anniversaire et ne manquent pas d’idées pour garder le cœur à la fête. Alors qu’elles avaient déjà lancé une série de balados en septembre, elles réitèrent avec Alea, un laboratoire éditorial.

La tête foisonnante des éditions Alto permet au public d’enrichir ses lectures en proposant divers projets qui mettent le livre, et celles et ceux qui participent à le mettre en œuvre, au premier plan. D’abord bien investie auprès de ses lecteurs avec le magazine (aparté) qui présente entrevues, extraits, inédits, et qui par ailleurs se retrouve gratuitement en librairie et en ligne, la maison ajoute un volet audio avec (aparté), la série de balados. Au menu de la première séquence, l’auteure et traductrice Catherine Leroux anime Au mieux, un écho, trois entretiens sur la traduction où elle s’interroge avec Éric Fontaine de la manière dont il faut s’y prendre pour traduire un jeu de mots, où elle se questionne avec Sophie Voillot sur la place que tient l’empathie dans l’exercice du traducteur et où elle creuse l’idée de l’acte colonisateur dans la traduction avec Lazer Lederhendler, celui qui traduit les livres de Leroux. « En tant que traductrice, je suis fascinée par les zones floues de la traduction, là où les langues ne se rencontrent pas tout à fait et où il faut inventer des ponts », dit-elle.

En parallèle, la maison Alto chapeaute le projet Alea qui se veut un laboratoire éditorial dédié à l’éclosion de nouvelles formes littéraires et qui honore l’essai et l’audace. Sorte de chantier où les auteurs-créateurs sont invités à amalgamer leur art à d’autres arts, Alea privilégie la mixité et le croisement des genres. « On y créera des fictions interactives, des expériences audiovisuelles, des fanzines et livres d’artistes, des objets de papier inclassables, des récits reconfigurés en jeu de cartes ou en lignes de codes : un cabinet de curiosités pour les lecteurs aventureux », est-il expliqué dans le manifeste d’Alea. Avant de pouvoir présenter le fruit de ses expériences, Alto convie les auteurs québécois à soumettre leur candidature pour participer à des microrésidences en innovation littéraire numérique qui auront lieu au printemps 2021.

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