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[DÉFI DE L'ÉTÉ] n°18 : Lire un livre politique

[DÉFI DE L'ÉTÉ] n°18 : Lire un livre politique

Par Benoît Vanbeselaere, publié le 01/06/2018

Il est temps de faire pause. Que ce soit sur Netflix, dans la vie professionnelle, dans les activités chronophages. L’été est bientôt là, la chaleur va rapidement être omniprésente, et les cocktails sur la terrasse avec des amis vont devenir obligatoires. Mais l’été, c’est aussi l’occasion de faire une pause aux multiples tâches qui sollicitent simultanément votre cerveau, et d’appuyer sur lecture. Que vous soyez un petit ou grand lecteur, nous vous avons préparé un défi estival gourmand.

21 défis vous attendent, 21 occasions de partir en voyage, au sens propre comme au sens figuré. Chacun s’accompagne de suggestions de lecture imaginées par vos libraires.

 

[Les résumés sont ceux des éditeurs]

Le feu et la fureur 
Michael Wolff - Robert Laffont

Le livre qui a mis le feu à la Maison Blanche et créé l'événement mondial paraît le 22 février aux Editions Robert Laffont. Son auteur, le journaliste Michael Wolff, a bénéficié d'un accès exceptionnel à Donald Trump et son entourage. Il nous entraîne dans les coulisses de la Maison Blanche et multiplie les révélations. Luttes de pouvoir, passe-droits en tous genres, amateurisme, trahisons et tweets scandaleux… Tout montre que Donald Trump n'était pas préparé à être à la tête de la première puissance mondiale.

La médiocratie 
Alain Deneault, André Breton, Joan Miro - Lux

« Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l’affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l’aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune “bonne idée”, la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres – il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. Il n’y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l’incendie du Reichstag, et l’Aurore n’a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l’assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

Droit à l'indépendance 
Frédéric Bérard, Stéphane Beaulac - XYZ

Cet avis de la Cour suprême canadienne [le Renvoi relatif à la sécession du Québec] est crucial car, pour la toute première fois de l’histoire occidentale contemporaine, une cour nationale se penchait sur une question lourde de conséquences: la qualification juridique de la sécession d’une province issue d’un État démocratique. L’Avis de 1998 fut très controversé, car après la décision du gouvernement fédéral d’obtenir des clarifications légales sur la nature d’une telle démarche, l’ensemble du mouvement souverainiste québécois (auquel s’ajoutèrent des appuis fort importants de leaders fédéralistes) s’insurgea contre la tenue d’un renvoi. Le mouvement indépendantiste fit cabale en utilisant la célèbre boutade de l’ancien premier ministre québécois Maurice Duplessis: «La Cour suprême, c’est comme la tour de Pise, ça penche toujours sur le même bord!»

L'occident terroriste 
Noam Chomsky, André Vitchek - Ecosociété

« Il y a assurément deux façons d[e] parler [du terrorisme], car le terrorisme n’est pas considéré comme tel lorsqu’il est pratiqué (et sous une forme nettement plus meurtrière) par ceux qui, de par leur pouvoir, sont parés de vertu. » Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes, le plus souvent au nom de nobles idéaux comme la liberté et la démocratie. Pourtant, l'Occident parvient à s’en tirer en toute impunité et à entretenir, aux yeux du reste du monde, le mythe voulant qu’il soit investi de quelque mission morale. Comment y arrive-t-il? Dans ce livre d'entretiens, Noam Chomsky et Andre Vltchek démontent la puissance de cet appareil de propagande qui permet à l'Occident de dissimuler ses crimes et le rôle véritable qu'il joue dans le reste du monde. 

La pensée féministe noire 
Patricia Hill Collins - Remue-Ménage

Malgré le double fardeau de la discrimination raciale et sexuelle, les Africaines-américaines ont développé au fil du temps une riche tradition intellectuelle qui reste aujourd’hui très mal connue. Dans La pensée féministe noire, Patricia Hill Collins offre une interprétation rigoureuse de l’oeuvre des penseures féministes noires de premier plan comme Angela Davis, bell hooks, Alice Walker et Audre Lorde. S’inspirant de la fiction, de la poésie, de la musique et de l’histoire orale, ce livre fournit la première synthèse des incontournables de la pensée féministe noire, en plus d’offrir un solide socle à partir duquel penser l’enchevêtrement des oppressions. « Cependant, tant que la pensée féministe noire, ou peu importe le terme choisi pour décrire ce travail intellectuel, demeure vouée à promouvoir tant l’empowerment des femmes noires que la justice sociale, je compte utiliser ma voix pour la soutenir. La lutte pour la justice n’est pas l’affaire d’un seul groupe, d’un seul individu ni d’un seul mouvement social. Cela ne saurait être accompli par un seul livre, y compris le mien. À mon avis, l’injustice sociale est un problème collectif qui nécessite une solution collective. Quant à mon travail, tout ce qui compte c’est qu’il participe de ce mouvement. »

Martin Luther King 
Coleen Degnan-Veness - Pearson

Biographie sur une figure politique et religieuse des plus importantes de l'Histoire.

Le Prince 
Machiavel - Flammarion

Le Prince, traduction française de l'ouvrage Il Principe ou De Principatibus est un traité politique écrit au début du xvie siècle par Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin, qui montre comment devenir prince et le rester, analysant des exemples de l'histoire antique et de l'histoire italienne de l'époque. Parce que l'ouvrage ne donnait pas de conseils moraux au prince comme les traités classiques adressés à des rois, et qu'au contraire il conseillait dans certains cas des actions contraires aux bonnes mœurs, il a été souvent accusé d'immoralisme, donnant lieu à l'épithète machiavélique.

Un selfie avec Justin Trudeau 
Jocelyn Coulon - Québec Amérique

Pierre Elliott Trudeau reconnaît la Chine communiste, se rapproche des pays du Sud et se lance dans une campagne pour la réduction des armes nucléaires. Brian Mulroney négocie le traité de libre-échange avec les États-Unis, anime la campagne mondiale contre l’apartheid en Afrique du Sud et, avec François Mitterrand, crée la Francophonie. Jean Chrétien adopte une nouvelle philosophie – la sécurité humaine – qui entraîne la signature du traité d’interdiction des mines antipersonnel et la création de la Cour pénale internationale. Il dit non à la participation du Canada à la guerre contre l’Irak. Stephen Harper militarise la politique étrangère canadienne, ignore l’ONU et engage les négociations sur les traités de libre-échange avec l’Europe et les États de l’Asie-Pacifique, et celles sur l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Où en est Justin Trudeau?

Les angles morts 
Alexa Conradi - Remue-Ménage

Le Québec aime beaucoup ses lunettes roses. Elles lui permettent de chérir son image de société égalitaire, accueillante, juste et non violente. Mais il faut parfois les enlever, ne serait-ce que pour vérifier l'état du monde. Ce geste est devenu une spécialité d'Alexa Conradi. Elle se penche dans cet essai sur des sujets qui font détourner le regard: culture du viol, austérité, islamophobie, colonisation, exclusion. Avec courage et générosité, elle nous invite à jongler avec une pluralité de perspectives, pour résister à la division. Car c'est en tenant compte des savoirs féministes et postcoloniaux que nous pourrons résoudre les conflits et affronter dignement les crises qui guettent le Québec.

Les luttes fécondes 
Catherine Dorion - Atelier 10

En politique comme en amour, cette énergie est, la plupart du temps, soigneusement contenue à l’intérieur de cadres qui «organisent» les liens qui nous unissent et qui empêchent les révolutions de prendre pied. Le couple. Nos institutions politiques. Les élections. Ce livre parle du désir qui cherche à s’exprimer entre deux (ou cent-mille) personnes, et de ce qui a été mis en place pour le garder emprisonné. Ce livre est un plan d’évasion.

 

 

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