La sélection officielle du Festival de Cannes met en vedette, parmi la soixantaine de films retenus, neuf adaptations de livres puisées dans le vaste catalogue de Gallimard.

Servant l’évolution du cinéma depuis 1946, la réputation et le rayonnement mondial du Festival international du film de Cannes n’est plus à faire et il se trouve que les publications de Gallimard récoltent une visibilité considérable dans les génériques de ses films cette année. Le groupe d’édition parisien gravira neuf fois les marches du 74e Festival de Cannes : un exploit inégalé dans le monde du livre.

Il faut d’abord savoir que le coût des cessions de droits d’auteurs varie entre 50 000 euros à 500 000 euros. En France, les adaptations littéraires sont devenues gage de popularité si l’on considère qu’elles ne représentent pas moins de 40 % des longs-métrages qui gagnent les salles de cinéma. Les adaptations au grand écran, qui plus est, attirent une déferlante de lecteurs en librairies. Après tout, un film grandiose doit forcément prendre inspiration d’un livre tout aussi grandiose. Gallimard s’assure ainsi un gain de popularité en cette saison estivale qu’il pourra ajouter à sa renommée déjà imposante dans le milieu littéraire.

Voici les neuf œuvres qui sont parvenues à intégrer la sélection du Festival de Cannes :

Tromperie d’Arnaud Desplechin tiré du roman de Philip Roth

Compartiment n°6 de Juho Kuosmanen adapté à partir du roman de Rosa Liksom

Tre piani de Nanni Moretti, basé sur Trois étages de l’auteur israélien Eshkol Nevo

Tout s’est bien passé de François Ozon, inspiré du récit d’Emmanuèle Bernheim

La panthère des neiges de Marie Amiguet, adaptation du best-seller de Sylvain Tesson

Mothering Sunday d’Eva Husson, adaptation du roman Le dimanche des mères de Graham Swift

L’Histoire de ma femme d’Ildikó Enyedi, inspiré du roman portant le même titre de Milan Füst

Benedetta de Paul Verhoeven, tiré de la biographie fougueuse Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne de Judith C. Brown

France de Bruno Dumont, basé sur le recueil Par ce demi-clair matin de Charles Péguy

Photo du film Tromperie d’Arnaud Desplechin © Shanna Besson

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