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Par la fenêtre, je l’aperçois, elle attend…

Paule Doyon publie de la poésie depuis plus de vingt ans sans faire de bruit. Pourtant cette poésie simple, feutrée et contemplatrice mérite le détour. Dans son dernier livre, il est question de la mer. Cette dernière y est décrite à la fois sous son angle vivifiant, qui engendre fascination et beauté, et également sous son aspect plus sombre de dévoreuse de vie. Tout au long du recueil, la poète apprivoise la mer, ce qui la conduit quasiment à une synergie puisqu’elle y « cueille des mots/d’écume et de sel ». La mer attend patiemment de reprendre cette vie qui la contemple et de faire un avec elle. On pense évidemment, en soulignant l’homonymie, au retour dans le ventre de la mer. En attendant, il y a la création, le poème qui laisse parler les silences et s’envoler les oiseaux vers d’autres rivages.
Par Guy Marchamps, Clément Morin
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