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Mouches pauvres d’Ésope (Les)

Bérenne et le couple que forment Sima et Jörn partagent un repas bien arrosé en l’absence de Galvin, le bien-aimé de Bérenne, à qui elle écrit des lettres au fil du repas. Ce cadre général pourrait faire davantage songer au théâtre qu’au roman réaliste tant les dialogues sont prodigues en longues envolées lyriques. Le plat de résistance du repas reste les fameuses mouches, celles d’Ésope, que livre Bérenne à ses amis, ces mouches qui s’embourbent dans le plaisir au point d’en mourir. Difficile de ne pas voir dans cette fable une mise en abyme de la situation des personnages d’Émilie Andrewes, volontiers excessifs, épris d’absolu. D’ici à ce que le mystère de l’absence de Galvin soit élucidé, la jeune auteure aura lancé le lecteur sur les montagnes russes de son inspiration baroque et de sa plume débridée. En somme, un beau baptême du feu pour une romancière plus que prometteuse.
Par Stanley Péan, Les libraires
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